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Les cépages cultivés en Suisse et le style de leurs vins

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Grappes de raisins blancs, roses et noirs mêlées, vue rapprochée

Un cépage est une variété de vigne. En Suisse, le pinot noir (3 594 ha en 2025) et le chasselas (3 416 ha) couvrent à eux deux près de la moitié du vignoble, selon l'OFAG ; le reste se partage entre merlot, gamay, croisements suisses et variétés valaisannes très rares.

Le classement des cépages suisses par surface

Les cépages suisses forment une longue liste : le tableau officiel de l'OFAG pour 2025 compte plus de 300 lignes, numéros de sélection compris. Une dizaine de variétés couvrent pourtant l'essentiel des vignes.

  1. Pinot noir : 3 594 ha
  2. Chasselas : 3 416 ha
  3. Merlot : 1 192 ha
  4. Gamay : 1 021 ha
  5. Gamaret : 420 ha
  6. Chardonnay : 417 ha
  7. Müller-thurgau : 411 ha
  8. Sylvaner : 335 ha
  9. Petite arvine : 280 ha

En 2025, le chardonnay est passé devant le müller-thurgau et devient le deuxième cépage blanc. Les vignes résistantes aux maladies fongiques, dites PIWI, couvrent environ 609 ha.

Chasselas et pinot noir, le socle blanc et rouge

Le chasselas porte plusieurs noms : fendant en Valais, dorin dans le canton de Vaud, où il occupe la majorité des vignes. Vin léger et souple, il traduit finement le sol qui le porte, ce que développe le portrait du chasselas, de son origine lémanique à sa garde. Le pinot noir, Blauburgunder en Suisse alémanique, est le premier cépage du Valais et de la plupart des cantons alémaniques ; le chapitre consacré au pinot noir suisse en décrit les styles, de l'œil-de-perdrix rosé à la dôle, assemblage valaisan où il domine aux côtés du gamay.

Petite arvine, cornalin, humagne : la signature valaisanne

Le Valais cultive presque seul plusieurs variétés anciennes. La petite arvine (280 ha) est le blanc qui progresse le plus parmi les dix premiers blancs ; le guide de la petite arvine explique sa salinité et ses versions sèche ou flétrie, c'est-à-dire issue de raisins laissés sécher sur souche. Le cornalin (167 ha) et l'humagne rouge (141 ha) donnent des rouges de caractère, exigeants à cultiver, présentés dans cornalin et humagne rouge.

D'autres variétés tiennent sur quelques hectares : l'amigne de Vétroz (39 ha), l'humagne blanche (26 ha), la rèze (5,5 ha), le completer des Grisons ou la bondola tessinoise. Le panorama des cépages suisses anciens et rares raconte comment ce patrimoine a été préservé.

Gamay et croisements obtenus en Suisse

Le gamay, premier cépage de Genève, a servi de parent à deux rouges suisses : le gamaret et le garanoir, obtenus en 1970 par la station fédérale de recherche, aujourd'hui Agroscope, en croisant gamay et reichensteiner. Le gamaret couvre 420 ha en 2025, le garanoir 220 ha. Leur profil coloré et épicé, et leur rôle dans les assemblages romands, sont détaillés dans gamay, gamaret et garanoir. Agroscope a aussi obtenu le divico, rouge résistant au mildiou et à l'oïdium, qui atteint 109 ha.

Un cépage prend tout son sens dans son paysage : la rubrique Vignobles suisses situe chacun dans sa région. Pour le choix d'un plat ou d'une température de service, la rubrique Déguster et acheter prend le relais.

Sources : OFAG, « Das Weinjahr 2025 : Weinwirtschaftliche Statistik », 7 mai 2026, résumé et tableaux 1.2 à 1.4 ; Agroscope, publication sur le gamaret obtenu en 1970 ; ordonnance sur la vigne et le vin du Valais (OVV), version 2017 ; ordonnance fédérale sur le vin (RS 916.140), annexe 3.

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